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Itinéraire export L’export, c’est aussi pour vous ! Vous entendez et vous lisez régulièrement des informations faisant état de la bonne santé du commerce extérieur de la France. Les seuls exemples que l’on vous donne pour illustrer ces informations sont, en général, des grands contrats, des avions ou des centrales nucléaires que la France vient de vendre à l’étranger. Non seulement c’est réducteur, mais en plus, cela vous paraît inaccessible et vous pensez : l’export, ce n’est pas pour moi ; les outils d’aide à l’export sont destinés aux grandes entreprises. C’est pour modifier ce constat, et mettre ainsi
à votre disposition tous les appuis publics d’aide à l’export,que
nous avons conçu votre démarche à l'export comme
un itinéraire.
Vous avez un bon produit/savoir-faire ; vous cherchez en permanence de nouveaux marchés. Les contacts que vous avez eus, dans votre chambre de métiers ou ailleurs, vous amènent à vous oser la question : pourquoi pas l’export ? L’état d’esprit Si vous avez déjà prospecté un peu au-delà de votre environnement immédiat, les villes voisines, les départements ou les régions limitrophes, l’export, c’est, au niveau de la démarche, aller un peu plus loin. Si vous entrevoyez des difficultés immédiates, ne mésestimez cependant pas ce que cette démarche, au niveau de l’ouverture d’esprit et des échanges, va provoquer dans votre recherche de nouveaux marchés. Peut-être votre produit est-il naturellement destiné à un large marché ? Peut-être votre marché, par son étroitesse, nécessite-t-il de rechercher des " niches " ? Considérez la " niche " en fonction de l’exemple suivant : la fabrication d’instruments de chirurgie relève de la production industrielle, celle d’instruments de chirurgie pour chirurgiens gauchers relève de la niche pour une production artisanale. Exemple : Un artisan auvergnat a investi la niche du couteau-cadeau ; il réfléchit maintenant au " couteau-déco ".
S’adapter au marché de destination du produit Vous avez décidé d’exporter. Cette décision doit maintenant vous conduire à regarder votre entreprise d’un oeil nouveau, avec des préoccupations plus larges. Si vous recevez une commande importante de l’étranger,
comment la traiter ?
Toutes ces questions, et d’autres encore, sont contenues dans une évaluation - nécessaire - de votre entreprise que le responsable export de votre chambre des métiers conduira avec vous, pour mesurer, de la manière la plus complète, les risques que vous prenez et les atouts qui sont les vôtres.
Prospecter de nouveaux marchés Où, comment, avec qui ? Vous recherchiez jusqu’à présent de
nouveaux marchés en France, Avant toute démarche directe à l’exportation, il vous sera indispensable de rassembler le maximum d’informations en France. Savez-vous par ailleurs qu’il existe différents moyens, en France même, de rencontrer des acheteurs étrangers ?
Promouvoir seul ou par une action collective Vous désirez exporter et faire connaître vos produits, votre savoir-faire ? Les salons professionnels en France et à l’étranger constituent un vecteur majeur de promotion, de prise de contacts, et d’analyse de la concurrence. En France, le salon professionnel constitue une première approche d’un univers élargi, il vous permet de vous faire connaître, de tester vos produits, voire d’enregistrer des premières commandes. A l’étranger, la participation à un salon est bien souvent l’occasion de faire son entrée sur un marché ciblé. Toutefois, il faut avoir conscience que les résultats ne sont pas forcément immédiats, et que le suivi de votre participation est nécessaire. Participer à un salon, cela signifie faire des démarches avant, pendant et après :
Hormis les salons, d’autres supports peuvent vous permettre de promouvoir efficacement vos produits :
Vendre seul ou par des intermédiaires Jusqu’à présent, vous fabriquiez un produit, qu’un client venait vous acheter. Maintenant, vous constatez que la démarche est différente quand vous devez vous-même aller vers le client, un peu plus loin que votre zone de chalandise habituelle. En fonction du marché que vous avez déterminé, il existe des contraintes juridiques, fiscales, culturelles ou autres pouvant entraîner une modification de prix, de normes d’emballage ou d’affichage différentes de celles que vous utilisez. Peut-être possédez-vous déjà une plaquette de présentation de vos produits? Il faudra alors la faire traduire et l’adapter au nouveau marché. Savez-vous qu’il existe, en France, des spécialistes de toutes ces questions et sur tous les marchés ? Exemple : Un décorateur de bouteilles s’interroge sur les conséquences du recyclage aux États-Unis des bouteilles en verre pour lesquelles il fournit des étiquettes en étain.
Acheminer les produits et assurer le suivi ou le service-après-vente Il existe plusieurs moyens d’acheminer vos produits : rapides ou lents, onéreux ou économiques. Mais la première question que vous devez vous poser, c’est : quelle est la volonté du client, quel type de contrat de vente doit être mis en place pour déterminer qui prendra à sa charge les frais d’assurance, de stockage, etc. Que le client soit très pressé et qu’il ait prévu un délai précis de livraison, ou que la date de l’expédition soit le principal critère, vous devrez examiner toutes ces questions. Rappelez-vous qu’un incident de livraison - cela a pu vous arriver lorsque vous-même attendiez une commande - peut produire le plus fâcheux effet, et que la responsabilité en sera assumée par l’expéditeur, et non par le transporteur. N’hésitez pas à vous informer auprès de vos collègues sur leurs expériences à propos de la fiabilité de tel ou tel transporteur. Exemple : Une commande de jouets devant être livrée avant les fêtes de Noël arrive à destination avec quelques jours de retard, ce qui entraîne un échec des ventes.
Se faire payer sans courir de risques Quels que soient les moyens de paiement que vous utilisez, dont le commerce électronique, vous devez penser à ce dernier échelon du processus export : la sécurité de votre paiement. Des petites entreprises n’hésitent pas à ouvrir des comptes en dollars.L’’Euro vous offre aussi de nouvelles possibilités. Comment réagissez-vous si, présent sur un salon à l’étranger, une commande vous est faite à plusieurs mois d’échéance : problème du taux de change ? Rappelez-vous que les termes du contrat de vente doivent être précis : cours de la monnaie de transaction, règlement à des dates différentes à préciser en cas de livraisons étalées dans le temps, etc. Cette étape de l’itinéraire est évidemment très importante pour vous. Avec l’aide de votre responsable export, de votre banquier, vous devez prévoir et vous poser les bonnes questions, avant ! Exemple : Une artisane qui décore ses porcelaines, à la demande, est parvenue à se faire payer quelques semaines avant expédition.
Pérenniser votre réussite à l’export Votre itinéraire export a été une réussite, vous êtes arrivé au bout d’un processus qui vous a permis d’élargir votre clientèle à l’étranger. Jusqu’à présent, vous vous êtes fait aider par votre correspondant export. Vous avez pris la mesure des difficultés à résoudre pour conquérir un nouveau marché. Vous avez utilisé les outils nécessaires à l’avancée de votre projet. Cette étape franchie, vous pouvez peut-être envisager une formation plus large aux techniques de l’export, qui vous permettra de pérenniser votre action de manière plus autonome.
Les principaux partenaires régionaux La DRCE (Direction Régionale du Commerce
Extérieur) : La DRCA (Délégation Régionale
au Commerce et à l’Artisanat) : La DGDDI (Direction Générale des
Douanes et Droits Indirects) : Les Chambre de Métiers : Le Conseil Régional : Les Conseils généraux : Les principaux partenaires nationaux La DGTPE : -
Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi - La direction
générale du Trésor et de la Politique économique,
créée le 15 novembre 2004, regroupe trois anciennes directions
de l'ex- ministère de l'Économie des Finances et de l'Industrie
: la direction du Trésor, la direction des Relations économiques
extérieures, la direction de la Prévision et de l'Analyse
économique. La DGCIS : La direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services a été créée par décret du 13 janvier 2009. Elle résulte de la fusion de la direction des entreprises (DGE), de la direction du tourisme (DT), et de la direction du commerce , de l’artisanat, des services et des professions libérales (DCASPL). UBIFRANCE : l'Agence française pour le développement
international des entreprises, est un établissement public industriel
et commercial dépendant de la direction générale
du Trésor et de la politique économique (DGTPE). La COFACE : la
mission de la Coface est de faciliter les échanges entre les entreprises
partout dans le monde et contribuer ainsi au développement du commerce
mondial. L’APCM : Assemblée
permanente des chambres de métiers La SEMA : La
Société d'Encouragement aux Métiers d'Art, L’INPI : L'Institut
National de la Propriété Industrielle a pour mission de
développer et d'organiser la propriété industrielle
(brevets, marques, dessins et modèles) afin de protéger
l'innovation. Les principaux partenaires sur les marchés extérieurs Les Missions économiques : Les CCEF (Conseillers du Commerce Extérieur
de la France) : Les CCIFE (Chambres de Commerce et d’Industrie
françaises à l’étranger) : |
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